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Kimono de fin d’été

25 Sep

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Dernièrement, j’ai passé mon temps à coudre. Mais pas pour moi. En début d’année, j’ai lancé un petit projet couture, et ce petit projet a fini par prendre plus d’expension que je l’avais pensé au départ. Un beau problème. Résultat? Comme je n’ai à peu près rien cousu pour moi depuis novembre dernier (et que j’essaie d’acheter le moins possible en magasin),  mon garde-robe est devenu la métaphore même de la cigale devant la fourmi : il cri famine (pas mal fort même).

 

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J’ai donc décidé de me botter le derrière et de m’obliger à prendre du temps couture pour moi. Pour réussir à sortir au moins quelques morceaux par trimestre, j’ai lâché prise sur les vêtements compliqués et habillés (que j’aime habituellement beaucoup mais qu’au final je porte une fois ou deux par année). J’ai plutôt misé sur des pièces pratiques et simples que j’aurais la chance de terminer avant le changement de saison. Rien de pire que de terminer une belle robe d’été et se rendre compte qu’il neige dehors.

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Mon projet kimono qui traînait quelque part au fond de mon cerveau depuis l’an dernier était une excellent option côté simplicité. Parlant simplicité, j’y suis allée avec un patron Simplicity (oh oh oh) que j’avais acheter 2$ dans une vente. Je sais qu’il existe environ 800 000 DIY de kimonos sur Pinterest, mais j’avais déjà le patron chez moi, autant l’utiliser. J’ai coupé en taille small et allonger le bas de quelques centimètres pour qu’il arrive sous les fesses. Comme le patron était assez facile à faire, j ‘ai eu le temps de mettre plus d’attention sur la finition (yeah).

J’ai choisi un tissu fleuri hyper fluide acheté chez Fabricville l’été dernier. En fait, j’avais déjà réalisé une robe pour un mariage avec le même tissu (vous pouvez la voir ici). Je l’avais tellement aimé que j’étais allée en racheter dès que possible dans l’idée d’en faire un kimono un jour. Je trouvais qu’un fleuri avec fond noir était un bon choix en cette fin d’été parce d’abord, kimono et fleurs sont toujours une alliance gagnante et ensuite, parce que le fond noir me permettrait de porter le kimono également cet hiver.

Au départ, je dois quand même avouer que je demandais si j’allais vraiment aimer porter une veste kimono, considérant que je ne suis pas la plus grande fan des manches larges. Mais finalement, je suis hyper satisfaite de résultat. C’est vraiment un vêtement passe-partout qui peut faire habillé pour le travail ou relax pour le week-end selon l’agencement. Et en plus, c’est ultra confortable. Et en plus plus, j’ai eu plein de compliments. Kimono love.

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Wax Butterick

2 Août

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Et voici donc un projet couture encore jamais répertorié sur ce blogue. J’ai fait cette jupe il y a 3 ans, dans ma grande phase de passion pour le wax africain. Passion qui diminue graduellement puisque je me rend bien compte qu’au final, je préfère regarder ces tissus que les porter. Même si je les trouve magnifiques, mes vêtements en tissus africains ne sont malheureusement jamais les grands élus à la roue de fortune de ma garde-robe le matin. Je fais un effort pour les porter au moins une fois par été. Aujourd’hui, c’était d’ailleurs jour de fête pour ma jupe à plis en coton africain. J’ai décidé de prendre le temps de faire quelques photos pour vous la montrer.

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Pour faire cette jupe j’ai utilisé un patron que j’ai depuis tellement longtemps que je pense même qu’il est discontinué aujourd’hui : le Butterick 5613. Presque vintage. Un classique patron de jupe à plis, hyper facile et rapide à réaliser. Un zip sur le côté et on peut ajouter une ceinture pour faire une boucle à la taille si on veut. J’avais d’ailleurs fait ce patron pour la jupe en denim néon présentée ici. J’ai choisi la version A en utilisant 3 panneaux au lieu de 4 lors du montage de la jupe. Je trouvais que l’assemblage des 4 panneaux donnait un look un peu trop « puffy ». Mais dans les faits, je pense que la vraie de vraie raison était le manque de tissu.

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Pour le tissu, j’ai utilisé un coton africain acheté chez Tissatex, sur la rue St-Hubert. Mon coton n’est pas un wax africain officiel, le wax étant un coton ciré de bien meilleure qualité et au prix évidemment plus élevé. Si vous êtes du type « petits fours au caviar, rien de moins » et cherchez un wax officiel, vous pouvez vous lancer dans l’achat en ligne en passant, par exemple, par le site de la très connue marque Vlisco.  Si, comme moi, vous êtes du type « j’aime ben ça les toasts au beurre de peanuts »,  vous pouvez trouver différents imprimés d’inspiration africaine pour moins de 10$ le mètre dans la plupart des boutiques de la rue St-Hubert. Pour voir un autre exemple de motifs, cette fois avec un tissu acheté chez Tissus Regent, l’an dernier j’ai aussi fait une jupe crayon que vous pouvez voir ici.

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Chicoutimi, Linden & Fleurs

7 Nov

 

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Cet été, j’ai passé une partie de mes vacances chez mes parents au Saguenay. À part faire du bateau (oui), me baigner (oui, oui) et voir des paysages magnifiques (oui, oui, oui), ma mère m’a aussi entraîné chez Croft,  le dernier (je pense) magasin de tissus encore en vie à Chicoutimi.

Moment d’histoire : Mes parents m’ont offert ma première machine à coudre quand j’habitais encore avec eux. À l’époque, Bouclair vendait des tissus. Il y avait aussi les Soieries et le Royaume du Coupon, tous deux fermés aujourd’hui. Dans les moments de folie, ma mère et moi on prenait la voiture et on roulait vers le Fabricville d’Alma, à 45 minutes d’autoroute de Chicoutimi. La grande aventure.

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Quand je suis entrée au Croft, je ne pouvais pas croire que je n’étais jamais venue avant. C’était comme être dans une maison avec des murs faits en piles de tissus. Et on se promène entre les pièces. J’ai retrouvé plein de garnitures de couture que j’avais seulement vues dans les boutiques spécialisées de la rue St-Hubert. Bon, c’est peut-être pas la meilleure place de l’Univers pour les motifs dernier cri, mais il y a un grand choix  de tous les types de tissus possibles.

Je me suis spécialement attardée à la section des cotons ouatés que je trouvais de bonne qualité.  Je suis entre autres tombée en amour avec ce magnifique fleuri. J’avais en tête d’en faire un sweatshirt une fois de retour à Montréal.

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J’ai  longtemps hésité pour le modèle de sweatshirt, mais j’ai finalement choisi le patron Linden de Grainline Studio. Je l’avais vu à peu près partout sur les blogs et les comptes Instagram de couture et tout le monde semblait en dire du positif.11005Illustration

Au départ j’hésitais entre la taille 4 et la taille 6. Mais après avoir lu les commentaires sur quelques blogs, plusieurs personnes semblaient dire que le résultat était large. J’ai donc décidé d’y aller avec la taille 4. Bon choix.
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Le patron est ultra facile et rapide à réaliser, parfait pour une débutante. J’ai fait le modèle B, en ajoutant la bande du bas. Le seul problème a été au niveau de l’élasticité de mon tissu pour le col. Je n’ai pas réussi à l’étirer assez. J’ai donc changé pour un bord-côte gris.

Un patron qui deviendra un nouveau classique de mon armoire à couture. Même le chat du voisin l’a aimé.

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Mobile & Mariage

29 Oct

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Il y quelques semaines, je racontais mes déboires avec la robe que je voulais coudre pour le mariage de mon amie Natasha. Mais pour cette occasion spéciale, en plus d’une robe, j’ai aussi fabriqué un cadeau. Mon potentiel DIY est si élevé.

Le problème, c’est que je ne savais pas trop quoi lui donner. Natasha est une nouvelle amie que j’ai connu à travers Instagram et notre passion pour la couture (vous pouvez voir son blog ici). Est-ce que dans ses traditions c’était correct d’offrir de l’argent? Est-ce que je devais plutôt lui donner un cadeau? Incapable d’être certaine de la réponse, j’ai donc décidé d’éviter toute chance de faux pas en offrant de l’argent dans un cadeau fait-main. Je ne pouvais presque pas me tromper.

Je me souvenais que l’an dernier, Natasha avait vu une photo d’un mobile d’oiseaux que j’avais fait une amie. Elle m’avait alors dit : « wow, tu dois l’aimer beaucoup pour lui avoir fabriqué ça ». C’est vrai. Mais comme j’aime aussi beaucoup Natasha, je me suis dit que ce serait un cadeau parfait pour elle. Elle prouvait son amour par le mariage, je prouvais mon amitié par un mobile. Aww.

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J’avais un super concept en tête :

  1. Deux oiseaux sur une branche orientés un vers l’autre (genre loooove birds)
  2. Des oiseaux bleus (en hommage à son mari Etienne, un giga fan des Blue Jays de Toronto)
  3. Un tissu de style karakoko rappelant les origines d’Europe de l’Est de Natasha (bon, le résultat est plus ou moins réussi pour ce point)

Niveau technique : Les tissus ont été acheté à l’Effiloché de Montréal, les oiseaux fixés à la colle chaude et de la corde de jute a été utilisée pour les fils. Le patron des oiseaux est pour sa part ici.

Une fois le mobile terminé, j’y ai suspendu une boîte cadeau avec l’argent à l’intérieur. Natasha  pouvait donc garder le mobile en souvenir et Etienne dépenser l’argent en plaisir. Ou vice versa.

Et voici une photo envoyée par Natasha la semaine dernière. Un mobile assorti à un mannequin de couture. Une robe de mariée et un cadeau de mariage. Trop de passions dans la même photo.

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Scuba Burda

19 Sep

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Mon amie Natasha s’est mariée au début septembre et j’avais absolument (pas) besoin d’une robe (considérant que j’en ai déjà beaucoup trop) pour l’occasion. Comme je manquais de temps pour la faire, j’ai décidé, à la dernière minute, de terminer une magnifique Kielo verte kaki que j’avais commencé quelques semaines avant. Je me disais qu’elle serait par-fai-te pour le mariage. Et aussi pour ma vie en générale.

J’avais presque terminé de la coudre quand, gaffe monumentale,  j’ai fait une bonne entaille dans le tissu en la finissant à la surjetteuse. Méga drame. Trop compliqué à réparer, pas assez de tissu pour recommencer. La veille du mariage, 16h00. Giga panique.

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J’ai donc entrepris de fouiller dans ma réserve de tissus à la recherche d’un plan B rapide:

  • Trop blanc (règle que seulement la mariée peut être en blanc);
  • Trop noir (règle que c’est pas des funérailles);
  • Trop voyant (règle de mon chum);
  • Trop technique à coudre pour le temps disponible (règle de mon niveau de couture).

J’ai finalement arrêté mon choix sur un néoprène, a.k.a scuba, que j’avais acheté au printemps chez Fabricville. Un super-tissu aux  super-pouvoirs : 1- il est élastique 2- il ne s’effiloche pas.  Allo scuba, Roi du vite fait bien fait en situation extrême.

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Pour le patron, j’ai choisi la robe Burda 6975 qui me semblait assez facile. Deux pièces et 6 pinces pour le haut, 7 pièces pour le bas. Comme le tissu était élastique, j’ai laissé tomber la fermeture éclair pour gagner du temps. 17h00 : Comme prévu, la robe s’est montée très rapidement. J’ai quand même dû faire beaucoup d’ajustements car elle était trop grande d’à peu près partout. Trois heures plus tard j’avais une nouvelle robe mais j’étais aussi déçue du résultat. Je n’étais pas super fan de la hauteur à laquelle est placée la taille sur le patron.

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Durant la nuit, j’ai rêvé que je transformais la robe en coordonné crop top/jupe crayon.  Quand je me suis réveillée, le jour même du mariage, j’ai sauté sur le découd-vite pour séparer le haut du bas. Un élastique à la taille de la jupe, encore un peu d’ajustements et voilà la fin heureuse d’une saga désastreuse.

Je voudrais offrir une spéciale dédicace à mon inconscient pour avoir trouvé la solution durant mon sommeil. La nuit porte conseil, mon inconscient aussi.

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